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SABY - Vise la qualité! Pas la quantité!




So today, I decided to do something completely different. I am French Canadian and I decided that if I'm going to interview someone who is from France, I will make them comfortable and interview them in French.


I have been a fan of Saby from seeing her art. Mostly the erotic pieces that she did. But, also, her Instagram has been a source of entertainment. Especially during these covid times.


I love learning from people, but especially from people that I admired at first. So this is the interview from Saby!




Parlons de ta jeunesse. Qu’est-ce que tu voulais comme profession?

J’ai la profession que j’voulais avoir. J’voulais être maitresse d’école. C’étais plus être prof de math, mais au final, je suis prof de français. Et j’adore! Chaque lundi, je vois les personnes qui vont faire les choses qu’ils n’aiment pas et moi, chaque lundi, je me lève et je YAAAAAYYY! J’aime trop!


C’est quoi qui t’as attiré avec cette profession?

J’ai jamais eu envi d’être dans un bureau. Pour moi quand je voyais les vrais métiers sérieux, c’était dans des bureaux. J’ai besoin d’être entouré par des jeunes personnes. Je trouve que j’ai la même mentalité que les jeunes. Quand je travaillais avec les p’tits de trois ans, je disais Oh j’ai la même mentalité qu’un p’tit de trois, c’est fou ça! J’ai un manque d’attention. Pour moi, c’est tout ce qui est liberté même si on est enfermé dans une classe. Apprendre de mes étudiants. Ça dépend des âges, mais tous les âges, j’apprends. J’ai appris l’anglais avec mes petits de maternelles de trois ans. Pour moi, l'école c'est l'environnement on apprend et sans ça, je m'ennuie.


Parlons de ton art. Est-ce que tu te souviens de ton 1er dessin? Qu’est-ce que c’était et qu’elle âge avait tu?

À ce qu'il paraît, mon ami me dit, parce que moi, je n’ai pas de souvenir… Je faisais beaucoup de dessins quand j'étais au collège avec elle. Elle m'a montré des photos. C'était plus des reproductions donc tu vois une image dans une bande dessinée. Tu reproduit sans calquer, mais tu reproduit l'image. En rentrant en décembre en France, j'ai vu ses dessins et j’ai dit que ce n’est pas fait pour moi. C’est fou par ce que c’est quelque chose que j’essaye de développer. J’ai des skills pour tout ce qui est peinture, c’est une chose, mais pour tout ce qui est dessin, c’est pas fait pour moi. Donc je pense que j’ai commencé quand j’avais 12-13 ans. J’ai arrêté jusqu’à 2016-2017 et 2017, je me suis dit que comme j’aime la peinture, attrape un pinceau et essaye d’y aller et ça à tenu.


Je vois que tu as déménager pour aller à Toronto en 2014. Mais je vois aussi que tu as voyager dans d’autre pays dans le monde. Parmi tes voyages, quel pays t’a donner les meilleurs expériences?

Mon pays de cœur c’est l’Espagne, il n’y a pas de doute. Il peuvent avoir un passé raciste comme tout pays d’Europe, mais mon pays de cœur, c’est l’Espagne. C'est la mentalité, la manière de vivre… Déjà, de un, c'est moins cher. Même si c’est l’Euro, c’est moins cher. Ici, comme en France, il y a trop prévision alors que les Espagnols, ils vivent sur le moment. Ils sont purs. S’ils t’aiment, ils vont te donner. Ils vont t’accueillir chez eux avec leur familles. Si ils t’aiment pas, il y a pas de faux-semblants. Ils vont le faire savoir tout de suite. Tu as la plage, les montagnes, plein de paysages, tu as plein de choses. C'est vraiment… Ils aiment la musique, Ils aiment la nourriture. C'est mon pays de cœur. Qu’est ce que je fais au Canada? (rire)





Mais la première fois que tu es allé en Espagne, c’était quoi l’attraction?

La langue. La langue et la nourriture, mais vraiment la langue.


Pour moi en fait, quand j’entends l’espagnol d’Espagne et en suite j’entend l’espagnol d’Amérique du Sud et il y a une différence, mais je préfère l’espagnol d’Amérique du Sud.

Il est chantant. Si tu remarques bien, toutes les langues d'Amérique… Par ce que toutes les langues viennent d'Europe de manière générale; le français et l'anglais et l'espagnol.


Et le portugais aussi.

Et le portugais aussi. Le français québécois pour moi, j’entend une chanson. Le portugais au Brésil, c’est une chanson. Tous les Américains, les Canadiens, quand vous parler, pour moi, j’entends une chanson, c’est une mélodie.


Quand j’entends le français parler…

C’est très monotone. Les Espagnols aussi, c’est très monotone. Quand tu vas dans le sud de la France, les Marseillais, eux ils chantent! La, c’est de la chanson à l’état pur. Mais d’une manière générale c’est très monotone. Il n’y pas de variation. L’accent du Sud c’est chanson.


Quand tu as quitté l’Europe pour aller à Toronto en 2014. Qu’est qui t’as fait choisir quand tu avais le monde entier?

Tu as le dis mot choisir. Ce n’est pas le bon mot. J’ai suivi quelqu’un. Ne jamais faire ça. Mon conseil c’est de ne pas suivre les gens, mais suis ton plan. Je pense que j’ai raté certaine chose. J’ai aucun regret. Je pense que ma vie aurait été différent. Mon plan n’était pas d’aller vivre dans un pays ou il fait froid. Le Canada n’était même pas sur ma liste des pays à visiter comme touriste. Pour moi c’était l’Amérique du Sud. J’étais jeune. J’ai suivi quelqu’un par amour. Je l’ai aidé à s’installer. Au final, ça n’a pas marcher. Les amis que j’ai rencontrés m’ont encouragé à rester. Ce n’était pas ma décision encore une fois. Les amis sont partis et moi je suis resté. Si je retrouve mon moi de 20 ans, je vais lui dire de suivre tes propres envies. Ne dévie pas tes plans pour quelqu’un parce que c’est une erreur.





Est-ce qu’il est toujours là?

Je pense que ouais.


Mais tu n’as plus aucun…

Plus aucun contact. Moi je suis timide. Tu vois timide dans le dictionnaire, tu vois ma tête. Tu vois toxique dans le dictionnaire, tu vois ça tête. En tant qu’ami, c’est quelqu’un d’extraordinaire. En tant que petit ami, il est horrible. En tant que fiancé, c’est juste un monstre. Et c’est la que la peinture est intervenu en me disant fait que tu veux. Fais ce que tu aimes.


Pourquoi Toronto et pas Montréal?

Challenge. Je refuse de vivre en dehors de la France si c'est pour parler français. Surtout que le français de Montréal… On pas revenir là-dessus (rire). Je refuse d’aller habiter dans un autre pays si je dois parler français. Ce n’est pas logique.


Sur ton site web, tu as parlé d’être inspiré par plusieurs expos ici à Toronto. C’est quelle expo qui t’a marqué le plus?

Une des premières expos que j’ai vues, c’est avec la personne qui est devenu mon mentor. Il s’appelle Moses. Et il fait beaucoup de l'abstrait et en fait, je ne suis pas du tout dans l’abstrait mais quand je vois ces peintures, ça me parle. Tu vas voir des choses, tu vas voir des détails alors que c'est brouillon. Il y a des taches de peinture. Et quand tu t'éloignes tu vois qu’il y a une vision là-dedans. Et le fait qu'il soit tellement facile d'approche et il parle français aussi, donc ça aide. Donc le fait que c'est tellement facile de l’approcher et de poser des questions, il motive. C’est a partir de lui que je me suis dit je peux le faire. Et c'est par hasard aussi que mes tableaux sont passés de mon salon à un salon d'exposition. C’est que j'ai une amie m'a dit qu’elle a une organisation pour les femmes francophones. J’ai amené un deux trois tableaux et au final j'ai vu que les gens accrochaient. Par rapport à ces deux personnes qui sont très importante pour moi c'est comme ça que c'est devenu sérieux.


Tu as des images érotiques qui semble être prise d’expérience personnel. Aussi, je vois tu as pris du temps en dehors des réseaux sociaux. Je voulais savoir si les images amènent les gens a t’interpeller dans tes messages et si la décision de prendre un pause et relier à ça.

J'ai fait 2 longues pauses sur Instagram. La 1re c'est parce que je ne savais plus quoi peindre. Je trouve qu’on fait beaucoup les mêmes choses. En fait quand j'ai des réflexions, je pose des questions sur Instagram. Et j'ai ouvert une conversation et pour moi c'est genre ok je vois mon art mais qu'est-ce qui me rendait différente des autres. Je ne voyais rien. Il n'y avait pas de moi dedans. La 2e pause que j'ai prise, il n’y avait pas de raison en fait. Je ne suis pas quelqu’un qui s'expose et s’a met la pression de publier, publier, produire, produire. Donc du coup, j'ai besoin de step back et de réfléchir. Il faut que je me renouvelle. Il faut que je m'améliore. Il faut que j'évolue. Il faut qu’il y ait changement et j'ai pas envie de rester bloqué dans une case. Alors j'ai deux amis qui sont enceinte mais ça m'intéresse. J’ai envie de recommencer en partant de ça. Je ne peins pas beaucoup d'animaux mais ça m'intéresse. La maternité à travers les animaux c'est bizarre, but I like it. Les hommes sont beaux aussi en fait. Et ça fait partie des nouvelles collections que je veux faire. Mais c’est une question d’éducation. Qu’est-ce qui que le corps d’une femme est plus apprécier que le corps d’homme? On n’a pas été éduquer à aimer le corps d’homme. Vous n’êtes pas dans les pubs. Les femmes sont nues tandis que les mecs sont habillés!


Ça me fait rire parce qu’en fait, quand on montre la photo d’une femme attirante comparer à l’homme attirant, elle est en sous vêtement et l’homme est en costume.

À chaque fois que je vois des choses comme ça sur internet, je suis influencé par ça. Donc je commence à l’peindre et quand je l’peins, je me perds. Hier soir, j’ai passé ma soirée à enlever beaucoup d’artiste parce qu’on est trop similaire. Donc on se mélange par fois et je n’aime pas ça. Donc quand je sors d’Instagram c'est pour essayer d'éviter d'être bloqué dans les cases.


Ton Instagram est devenu une grande source de divertissement pour moi. Et dernièrement, tu as parlé de tes parents et tu as parlé de ton art.

Moi je me rappelle le dernier coup de fils que j’ai eu avec eux. Les gens, ça leur fait rire. Moi aussi j’ai ris de loin. Je vais sur mes 34 ans et j’habite a des milliers de kilomètres d’eux. Ma mère a parlé à mon père, mon père m’a appelé. J’ai enlevé les photos encore plus vites qu’Instagram supprime les photos. Et il a rien dit. Ma mère a dit qu’elle n’aime pas les photos et mon père m’a appelé et m’a dit qu’elle ne les aime pas les photos. Alors je les enlever. Ce n’étais pas une scène érotique. C’était juste une femme avec une cagoule et la langue dehors. Ma mère n’a pas aimé du tout. La photo n’est plus sur Instagram. Et même j’avais reposté des photos de personne en action. Ma mère a vu ça. Bon, le père a su. J’ai eu un message. Dans la minute qui a suivi, les photos sont parties. J’essaye de ne pas trop m’éloigner de mon style. Ils ont l’habitude de voir des paysages. Et du coup, ça m’a donné l’idée de faire une collection un peu sensuelle, sexuelle… Mais pour un publique un peu particulier genre. Si mes parents ne peuvent pas tolérer ça veut dire que c'est tout moche. Et ça veut dire que c'est pas moi. Donc, j'enlève. Pour les peintures que j'ai fait, je suis sorti de ma zone de confort. C'est pas quelque chose que j'aurais fait naturellement, tu vois. Ça m'a plu. J'aime bien. Je développe en style. Mon père il aime tout ce qui est nudité. C’est lui qui m'a montré des peintures qui m'a initié aux peintures de femmes nues et cetera. Mais si quelque chose le dérange ça veut dire que ça rentre pas dans un certain cadre, donc je comprends.





Ta première expo solo était supposée être en été 2020. Quand est-ce que tu penses que tu vas le faire?

C’est une excellente question parce que tout dépend de Covid. Si on était aux États-Unis, ça serait fait à la date prévue parce qu’eux, on dirait qu’ils n’ont pas Covid. Mal pour un bien, j’ai vendu la majorité de ces pièces qui était supposer faire partie de ce show. Il y en a qui sont à Vancouver. Donc ça va être compliquer de les rapatrier ici pour ce show. Au final, avec toutes les expériences que je vis entre temps, je pense que le show va évoluer. Donc d’ici septembre, octobre… Mais tout dépend de Covid.


Qu’est-ce que tu penses que tu peux ajouter à ton expérience pour ton publique?

Le solo était vraiment un accomplissement. Et quand j’en ai fait aux États-Unis, ça m’a conforté dans l’idée que j’étais prête. Donc pour moi, c’était vraiment un accomplissement. Je veux vraiment faire présenter avoir travaillé, réfléchi, muri et être capable de montrer une collection sur laquelle j’ai travaillé partir d’une idée qui résume mon travail. Ce n’était pour vendre. J’ai atteint un niveau et maintenant je peux passer à l’étape supérieur.


Malgré le fait que tu sois timide et introvert, tu n’as pas l’air d’avoir des problèmes à faire des amis.

J’comprends pas pourquoi. Je ne comprends pas pourquoi.

Alors ce n’est pas toi qui fais le premier pas. Les gens t’approchent.

Ouais. J’arrive à connecter avec des personnes. Avec les artistes, c’est facile parce qu’on partage la même passion. On apprécie le travail des un, des autres. Après, quand il s’agit d’avoir des amis ami. Généralement, les personnes avec qui je suis, c’est les personnes qui ont persévéré. Parce que c’est très dur de s’approcher de moi. Je ne me rends pas disponible. Ma timidité, c’est très fort. Plus il y a du monde et moins je me sens bien.


Quand tu étais petite, est-ce que tu faisais des amis aussi?

Les gens m’aimaient bien, mais je ne comprenais pas pourquoi. J’ai grandi du coté de ma mère. Il y avait mes cousins et cousines. Et quand tu as tes as cousins, cousines, tu n’as pas besoin d’ami a l’extérieur de ton cercle. On a déménagé avec mon père parce qu’ils se sont remis ensemble après. Longue histoire. Et on a déménager à St Denis. Et là, j’ai dû commencer à me faire des amis. Et moi je ne savais pas comment me comporter avec les gens. En famille, je suis goofy. Quand je suis avec les étrangers, tu ne peux pas faire ça. Pour moi, c’est simple. Encore une fois, c’est pourquoi j’aime les Espagnols. Si je t’aime, tu le sauras. Si je ne t’aime pas, tu le sauras aussi. C’est quelque chose qui est très difficile pour moi au Canada. C’est que tout le monde souri, mais ils ne sont pas vrai. Les amitié, c’est très compliquer. Je connais beaucoup de gens, mais je n’ai que 3 personnes.


Sur ton site, tu mentionnes Frida Kahlo I am my own muse. Est-que tu l’as considère comme une inspiration? Et aussi qui d’autre et pourquoi?

Alors elle, je l'ai connu connue à travers une œuvre d’une connaissance artiste qui a fait un autoportrait de lui et j'ai trouvé ça intéressant en fait parce qu'il y avait un scénario. Et en fait je trouve que beaucoup d'artistes vont peindre juste une femme, un homme, des figures et très peu, tu verras des scénarios ou des histoires. J'ai fait un voyage seul l'année dernière à Cancun. J’ai visité le musée de Frida Kahlo et j’ai vu qu’on ne peint pas les mêmes choses. Je ne m’identifie pas dans ces peintures mais j’adore le fait que ses peintures ont une histoire. Il y a de la profondeur. Ses souffrances qu'elle a vécu avec un homme. On peut tous s’identifié a ce genre d'histoire d'amour qui te détruit au final. Avant je n’avais personne qui m'inspirais parce que pour moi j'aime me challenger moi. C'est juste moi. J’aime m'améliorer moi. Je ne me compare pas aux autres. Quand je l'ai découvert elle, il n’y avait pas mal de similitudes mais n'y a pas mal de choses que j'arrive à m’identifier a elle. J’aime le fait qu’elle veut transmettre un message et qu’il y ait un scénario dans ses peintures. A part elle, il y a des jeunes artistes que j’aime, mais je ne les prendrais pas comme modèles. Mais pour moi, elle était accomplie ou elle raconte sa propre histoire.


Est-ce que ta vie amoureuse est affecté par l’art?

Je vois ce que tu veux dire. L’art a une importance pour m’aider à quitter une personne toxique. Maintenant, j’ai une certaine priorité a l’art. La personne que je fréquente dois matcher ça. Quand on a fait un voyage jusqu’à Philadelphie, mon ex était mon assistant. Et il le comprend et il le fait. Si tu sors avec un artiste, tu es assistant.


Si cette personne est artiste aussi, est-ce que tu te retrouves a…

C’est compliquer (rire). C’est compliquer. Un de mes ex était fort en dessins et je l’ai encouragé parce qu’il était extrêmement fort en dessin. Et je lui ai demandé de m’apprendre et il a refusé. Voilà pourquoi je reste seul. Et en retour, je l’encourageais à peindre. Deux artistes ensemble, il faut qu’il y ait une bonne entente. Des fois, il y a de la compétition. Un couple d’artiste que j’adore, 2 femmes lesbiennes, elle se supporte. Elles ont un équilibre et je ne sais pas si 2 artistes peuvent trouver cet équilibre-là.


Je vois que tes parents on une influence, mais comparé aux parents africains, ce n’est pas une dictature. Il ne t’impose rien. Est-ce que ça toujours été comme ça?

Je suis fille unique. Alors le dialogue c’est quelque chose d’important entre nous. Alors communication, ouverture d’esprit, c’est vraiment avec les 2. Si quelque chose ne va pas, on en parle calmement. C’est quelque chose que j’aime établir dans mes relations amoureuses et en couple et c’est très compliqué parce que les gens aiment faire la gueule. Et moi je ne fais pas la gueule. Je vais te dire que tu m’énerve. En amitié, c’est pareil. Mes parents m’ont éduqué comme ça. Tu parles. Ma mère est Réunionnaise. Mon père est Togolais. Ils se sont rencontrés et ont décidé de faire tout l’opposé de ce qu’ils ont fait dans leur famille.


Si quelqu’un se retrouve à passer à travers les étapes que tu as traversées, qu’elle serait ton conseil pour cette personne?

Sois selfish et fais ce que tu veux faire. Et entoure-toi de bonne personne. Parce qu’au début je visais la quantité plus que la qualité.




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